
En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike.
Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination.
Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre.
Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour.
Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville.
Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…
Mon avis :
Il y a des livres qui prennent leur temps.
Et puis il y a ceux qui s’installent doucement, mail après mail, jusqu’à devenir impossibles à lâcher.
Quand souffle le vent du nord fait clairement partie de ceux-là.
Tout commence par une erreur anodine :
Emma Rothner se trompe d’adresse mail en voulant résilier un abonnement.
Leo Leike lui répond. Poliment. Sans arrière-pensée.
Sauf que l’échange continue.
De mails en mails, une relation se tisse, uniquement par l’écriture. Emma est mariée. Leo se remet d’une rupture. Ils décident de ne rien révéler de leurs vies, de ne pas se voir… tout en cherchant à deviner l’autre.
Jusqu’au jour où l’idée de la rencontre devient inévitable.
Mais même là, ils repoussent, détournent, compliquent. Parce que parfois, écrire est plus simple que vivre.
Quand souffle le vent du nord est un roman sensible, intelligent et profondément moderne, qui parle autant d’amour que de solitude et de projections.
Un livre qui rappelle que parfois, les mots créent des liens si forts… qu’ils en deviennent dangereux.


